Église St-Michel de Yamaska par Louise Pelletier

L’Église St-Michel de Yamaska

par

Louise Pelletier

recherchiste et historienne.

 L’Église-St-Michel-de-Yamaska-McCord

L’Église-St-Michel-de-Yamaska-McCord

L’Église St-Michel de Yamaska  McCord 2

Arrestation de Pierre Verrier à St-Michel de Yamaska 29 mars 1799

 

Par Louise Pelletier recherchiste et historienne                        

 

Trois Rivières Pierre Verrier, habitant de la paroisse Saint-Michel de Yamaska ayant comparu par-devant moi notable et écuyer de l’état des juges de paix de sa majesté pour le district de Trois-Rivières de la province du Bas-Canada après avoir fait serment sur les saintes évangiles a déclaré comme suit. Que vers le mois de mai passé autant qu’il se rappelle, Antoine Isidore Badeau shérif du district de Trois-Rivières est venu à Yamaska avec 18 miliciens c’est-à-dire Jean-Baptiste Desrosiers, Antoine Chalogne fils,, Gaspard dit Lapointe Desautels fils, François Pétrin fils, Michel Pétrin

son oncle, Pierre Ritchotte, Etienne Vanasse, Pierre Paul, Louis Lapointe, Salvas, Eustache Labonté, Jean-Baptiste Badaillac dit Laplante fils, Véronneau, Antoine Lavallée sergent de milice, Jean-Baptiste Allard, Jean-Baptiste Lemaire, Michel Hébert et Michel Saint-Germain fils. Qu’ils se sont assemblés devant la maison du dit déposant tous armés de fusils. Qu’alors, que le dit Antoine Isidore Badeau a proposé de mettre le feu à la maison du dit déposant s’ils ne pouvaient pas rentrer. Que le dit Antoine Isidore Badeau  a demandé au dit François Bibeau pour que s’il voulait mettre le feu. Que le dit Bibeau a répondu non qu’il ne voulait pas. Q’alors le dit Antoine Isidore Badeau a fait commandement d’enfoncé la porte de la demeure  du déposant par trois différents fois, lesquels miliciens ont dit que de l’enfoncer lui-même et qu’ils le suivraient. Q’alors le dit Antoine Isidore Badeau a fait son devoir. Qu’Antoine Pépin lui alors répliqué de toucher seulement qu’avec son épée à la porte et que lui le dit Pépin l’enfoncerait. Que le dit Antoine Isidore Badeau  a répondu non qu’il ne voulait pas. Q’alors les dits Antoine Isidore Badeau et  François Bibeau père et les miliciens sus nommés ont prit leur départ. Et le dit déposant dépose de plus que samedi le 22 mars courant à peu près vers les 7 heures du matin le dit Antoine Isidore Badeau est venu devant sa demeure du dit déposant à Yamaska susdit avec un certain Monsieur Delery et un certain Monsieur Mailhot officiers en la Troupe de Sa Majesté connue sous le nom de Royaux Canadiens Volontaires, Charles Pratt, Henry Bolman, James Day, François Bibeau fils,  le nommé Dugas et deux charretiers nommés Charles Dugré et Pierre Blondin qu’ils les ont emmenés. Que le dit Mailhot et Henry Bolman avaient tous chacun un l’épée nue à la main et James Day avait un sabre nue à la main. Que le dit François Bibeau fils avait une hache à la main. Que le dit Antoine Isidore Badeau. Le dit Mailhot. Le dit Délery. Et les dits Charles Pratt, Henry Bolman, James Day et François Bibeau fils et le dit Dugas ont entré à la première porte qui donnait à la cuisine. Que le dit déposant leur a ouvert la porte de la chambre où il était avec son épouse. Que le dit Antoine Isidore Badeau est entré le premier et été instamment suivis des autres. Qu’en entrant le dit Antoine Isidore Badeau et adressant au dit déposant lui a dit que de la part du Roi il était son prisonnier en lui mettant en même temps une épée nu au sein. Que le dit Mailhot lui a dit de même en lui présentant son épée nu au sein. Que le dit déposant ne s’est pas opposé mais à cédé a`leurs ordres. Qu’alors le dit Antoine Isidore Badeau ainsi  que le dit Henry Bolman et le dit Charles Pratt tous et chacun l’épée nue à la main ont dardés plusieurs fois la dite Marguerite Deguire dit Desrosiers épouse du dit déposant. Que se garantir de leurs assauts et pour parer leurs attaques, elle a levée une chaise et avec cette chaise se garantissait. Que les dits épées d dit Antoine Isidore Badeau et Henry Bolman et Charles Pratt ont percé la dite chaise en plusieurs endroits. Que voyant l’extrême danger où se trouvait sa dite femme le dit déposant s’est avancé et lui dit de se retirer que quoi que lui le dit déposant était prisonnier, il était officier du Roi et avait droit de faire soumettre les gens de maison. Qu’alors prenant la chaise des mains de sa dite épouse, le dit déposant a dit à sa dite épouse de se rendre. Elle s’est rendue et à l’instant les dits, Antoine Isidore Badeau , Henry Bolman et Charles Pratt ont dardé plusieurs fois sur l’épouse ayant tous et chacun l’épée à la main. Mais qu’heureusement l’épée est entrée dans le côté de son mouchoir et n’a fait que faire des trous dans son dit mouchoir, Qu’alors le dit Antoine Badeau a mis le déposant sur la charge du dit James Day tandis que le dit Henry Bolman et Charles Pratt ont fouillées dans les poches de la femme Du dit déposant. Qu’ensuite le dit Antoine Isidore Badeau a dit au dit déposant  qu’il fallait la fouiller et qu’il fallait qu’il se déshabille. Que celui le déposant s’est demis ceinture et son capot et à déboutonné sa veste. Que le dit Antoine Isidore Badeau lui a fouillé dans les poches et tout par tout. Que le dit Antoine Isidore Badeau a déclarer pour voir s’il n’avait d’armes affenaient sur lui. Que lui le dit déposant lui et demandé de quel part ils venaient. Qu’ils lui ont répondu. Qu’ils venaient de la part du Roi et du Général. Que le dit Mailhot lui a dit que lui le dit Mailhot venait de Québec de la part du Général et qu’il a avait apporté des ordres au dit Antoine Isidore Badeau pour pré-ordre le dit déposant mort ou vif. Que le dit Antoine Isidore Badeau a dit que c’était vrai. Que le dit déposant s’adressait au dit Mailhot lui a dit qu’il était à ce qu’il avait dit l’officier de sa Majesté à laquelle le dit Mailhot a répondu que oui. Que lui le dit déposant a répliqué qu’il avait été toujours soumis aux ordres du Roi et qu’il serait toujours. Qu’alors le dite Antoine Isidore Badeau à fait entrer en Carriole le dit déposant et sa dite épouse sous la charge des dits James Day, Henry Bolman et Charles Pratt. Que le dit Antoine Isidore Badeau le dit Delery le dit Dugas et le dit François Bibeau fils ont restés en la sus dite demeure dudit déposant et que lui le dit déposant et sa dite épouse ont partis sous la charge des dits James Day Henry Bolman et Charles Pratt. Que les dites carrioles ont étés emmenés par les dits Pierre Blondin, Charles Dugrez. Qu’ils s’ont arrêtés chez Pierre Mondou à Ste-Michel de Yamaska sus dit. Que le dit Charles Pratt est allé chercher une carriole chez Thomas Bergeron tandis que lui le déposant et sa dite épouse et le dit James Day et Henry Bolman ont restés à l’attendre chez le dit Pierre Mondou. Que le dit Charles Pratt est revenu en carriole avec le dit Thomas Bergeron. Et alors le dit déposant et son épouse ont parlé avec les dits James Day Henry Bolman et Charles Pratt et Thomas Bergeron. Que les dits carrioles ont été emmenés par les dits Pierre Blondin, Charles Dugas et Thomas Bergeron. Qu’en arrivant à la rivière Saint-François étant descendu sur la glace lui le dit déposant a désiré  au dit James Day qui était en carriole avec de les emmener et sa dite épouse par devant Monsieur Picard Juge Paix demeurant à Saint-François du Lac. Que le dit James Day a refusé de le faire. Et le dit Charles Pratt qui c’était arrêté à aussi fait refus, en disant «Touche, Touche»  qu’ils ont poursuivies leurs chemin. Qu’ils ont arrêtés chez le nommé Maître Capitaine de milices demeurant à Saint-François du Lac et qu’ils y ont dînées. Qu’étant là lui le dit déposant et encore fait désir au dit Charles Pratt de les emmener par devant Monsieur Picard ce que le dit Charles Pratt à encore refusé de faire. Que le dit déposant à alors demandé au dit Charles Pratt de lui dire pourquoi lui le dit déposant avoir été arrêté et si le dit Charles Pratt avait un Warrant (mandat) et s’il en avait de le lui montrer. Que le dit Charles Pratt a répondu que lui le déposant n’en saurait rien que quand il sera arrivé aux Trois-Rivières. Qu’après avoir passé quelque temps mêmes là lui le déposant et sa dite épouse et le dit James Day, Henry Bolman, Charles Pratt, Thomas Bergeron Charles Dugré et Pierre Blondin ont prit leur départ. Qu’ils sont arrêtés chez le nommé Gouin marchand à la Baie du Febvre. Qu’étant partis de là, ils ont arrêtés chez le nommé Le Claire a Nicolet. Qu’après avoir resté là pour quelques temps, ils ont prit leur départ et sont arrivés aux Trois-Rivières vues le crépuscule. Que lui le dit déposant et sa dite épouse ont été conduits en la Prison ou geôle commune des Trois-Rivières. Qu’en y arrivant les dits Henry Bolman et Charles Pratt ont poussé avec rudesse et violence la dite épouse du déposant contre la porte de la Cour de la dite Prison ou Geôle commune. Qu’elle a tombée. Qu’ensuite le dite déposant et sa dite épouse sont entrés avec les dits Henry Bolman, Charles Pratt, Pierre Blondin, Charles Durez et Thomas Bergeron  et le dit déposant rien de plus.

 

Affirmé par devant moi le 29 mars 1799 aux Trois-Rivières.

 

 

Cote : P1000,D61  Badeau Archives Nationales du Québec.
Déclaration de Pierre Verrier devant un juge de paix au sujet de son arrestation par le shérif Antoine Isidore Badeaux, Trois-Rivières, 29 mars 1799

Déclaration de Pierre Verrier devant un juge de paix au sujet de son arrestation par le shérif Antoine Isidore Badeaux, Trois-Rivières, 29 mars 1799

                      Contrat de mariage de Pierre Verrier et Genevieve Cardin 16 novembre 1795 a St-Michel de Yamaska

 

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